La lettre du développement durable
N° 222  VENDREDI 13 JUILLET 2007

Actualités

Laposte Canaux d’information sur le développement durable : d’abord la presse interne

Quand on interroge les postiers et les postières comment ils reçoivent des informations sur ce que fait La Poste en matière de développement durable (*), ils répondent majoritairement à 51% : les journaux ou magazines internes. Viennent ensuite dans l’ordre, l’intranet (18%, mais 32% à La Poste Grand Public), les médias externes (11%), les chefs d’établissements (10%) et « mon supérieur hiérarchique direct » (9%). Plus loin, à 5% ou moins, on trouve les Espaces temps Communication, la Direction Générale, les organisations syndicales, les notes de service, etc…
Tous les supports et moyens d’information progressent par rapport à la même enquête effectuée en mai 2006 mais la progression la plus forte vient des médias externes qui passent de 6 à 11% en un an, sans doute l’effet de la forte médiatisation d’opérations emblématiques comme l’appel d’offres pour les véhicules électriques ou le débardeur en coton équitable pour les factrices.
En regardant à la loupe ces résultats, on saura que plus le niveau de fonction s’élève et plus le nombre de canaux consultés augmente et se diversifie. De même, le chef d’établissement et/ou le supérieur hiérarchique direct jouent toujours un rôle d’information clé pour les personnels de classe 1 et 2 et les interviewés les plus jeunes.

(*) Sondage Motivaction effectué par téléphone au domicile d’un échantillon représentatif de 1000 personnes dans la période du 23 avril au 15 mai 2007.



Un comparatif qui fait mal...

L'ADEME (Agence pour l'Environnement et la Maitrise de l'Energie) vient de publier le premier classement des éco-prêts (destinés aux travaux d'économies d'énergie). Sur les 56 prêts notés, seul 9 sont jugés "bons", 40 "moyens" et 7 "insuffisants".
Ce sont les banques mutualistes qui arrivent en tête avec des offres différenciées par caisse régionale ou zone géographique. Le groupe Banque Populaire s'octroie un avantage très net avec 7 des 9 "bons prêts".
Le comparateur a été développé avec le concours du site de produits financiers "testé pour vous". La méthodologie a été validée par un comité composé des associations CLCV, UFC-Que Choisir, Les Amis de la Terre, ainsi que l'ANIL (Agence Nationale pour l'Information sur le Logement) et l'ANAH (Agence Nationale pour l'Amélioration de l'Habitat).
Les critères d'évalutation portent sur le taux du prêt (40% de la note), le montant et la durée maximum (30%), la souplesse du prêt (15%) et l'éventail des travaux réalisables (15%).

"Pactys Environnement", le prêt de La Banque Postale, est jugé "insuffisant".
Une actualisation sera effectuée dans trois mois, ce qui devrait permettre aux retardataires d'améliorer leur produit...



Grande distribution : la mode est à l’étiquetage CO2

Si vous ne supportez pas la chaleur torride de ce début d’été (!), et décidez logiquement d’aller vous rafraîchir outre-Manche, vous remarquerez peut-être que votre paquet de chips (mets très prisé par nos voisins anglais) acheté dans la chaîne de supermarchés Tesco comporte désormais une mention étrange : l’équivalent CO2. Le leader britannique de la grande distribution s’est en effet engagé à apposer une « étiquette carbone » sur chacun des 70 000 produits alimentaires vendus. C’est ainsi que votre paquet de chips de 35 g (au vinaigre, pour les amateurs) a émis 75 g de CO2 avant d’arriver dans votre caddie !
Tesco, qui fait figure de pionnier dans ce domaine, veut inciter les consommateurs à comparer les émissions de carbone des produits qu’ils achètent, de la même manière qu’ils comparent le prix ou encore le contenu calorique. Ceux-ci pourront ainsi savoir si les produits qu’ils consomment sont faiblement ou fortement émetteurs de CO2, et orienter leurs choix en toute connaissance de cause. Rappelons que la consommation de produits alimentaire est évaluée à 400 kg de CO2 par habitant et par an !
Cet affichage du « carbon footprint » repose sur l’estimation des émissions de gaz à effet de serre liées à l’ensemble du cycle de vie du produit (production, transport, …), méthode mise au point par Carbon Trust, puissante agence gouvernementale britannique spécialisée dans le calcul des émissions de CO2. Carbon Trust souhaite également développer un label vert à destination des entreprises, pour favoriser la « performance carbone » des produits autres qu’alimentaires.
Même si l’initiative démarre à peine, il est certain que l’affichage CO2 semble promis à un bel avenir, pas seulement outre-Manche. Réfléchissons y à La Poste…



Sommet du Pacte Mondial à Genève : ouverture des Nations unies vers le monde de l’entreprise

Les 5 et 6 juillet derniers, s’est tenu à Genève le Sommet 2007 du Pacte Mondial auquel La Poste est adhérente depuis février 2003. Aujourd’hui, le Pacte compte 4000 partenaires répartis sur 116 pays à travers le monde. Présidé par le nouveau Secrétaire général des Nations unies, le sud-coréen Ban Ki-moon, le Sommet a réuni plus de 1000 participants dont un représentant de la Poste, Patrick Widloecher, le directeur du développement durable du Groupe. Les deux jours de débat ont affirmé le rôle prépondérant de l’entreprise dans les problématiques de développement durable : « pour que les entreprises puissent connaître une croissance durable, elles doivent susciter davantage ma confiance et renforcer leur légitimité ; et pour que les marchés prennent durablement de l’ampleur, ils doivent offrir aux personnes qui sont actuellement exclues des possibilités plus nombreuses et plus avantageuses d’améliorer leurs moyens d’existence », a commenté le Secrétaire général des Nations unies. Avant d’affirmer que « l’innovation et l’esprit d’entreprise se heurtent à l’exploitation des travailleurs, à la corruption, aux problèmes liés à l’égalisation des revenus et à d’autres obstacles ». Ban Ki-moon a ensuite mis l’accent sur le changement climatique, « nous devons nous occuper plus énergiquement de cette question qui définit plus que toute autre notre avenir collectif ».
A la fin du Sommet, les délégués ont massivement approuvé « la Déclaration de Genève » qui réaffirme l’engagement collectif du Pacte mondial : « veiller à ce que vos conseils d’administration, vos filiales et vos partenaires, tout au long de la chaîne d’approvisionnement, utilisent le Pacte mondial non seulement comme un manuel de gestion, mais aussi comme une norme morale ». Ban Ki-moon a par ailleurs invité les responsables des syndicats à être des partenaires critiques mais aussi constructifs : « nous avons besoin de vos connaissances et de votre savoir-faire pratique ».
Au cours de ces deux jours de Sommet où la parole anglo-saxonne a dominé largement, nous avons tout de même eu le plaisir d’entendre les interventions, fort applaudies par l’ensemble des participants, de Bernard Kouchner, l’actuel ministre des Affaires étrangères de la France et d’Anne Lauvergeon, la présidente du groupe Areva.

Pour finir et pour détendre l’atmosphère, voici la petite histoire du Sommet que vous ne lirez nulle part ailleurs que dans « La Lettre du DD » : pendant le dîner de gala organisé par les Nations unies le premier soir, l’intervention du Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, fut précédée par une introduction faite par une journaliste américaine. Celle-ci fut tellement longue que Ban Ki-moon, prenant la parole à son tour, regretta, un petit sourire taquin aux lèvres, n’avoir pas pris la parole avant car la journaliste avait, selon lui, déjà pratiquement tout dit. Le Secrétaire général annonçait donc une intervention brève de sa part de façon à vite pouvoir retourner à sa table car, comme il a tenu à le préciser, dans son enfance, ses parents insistaient toujours pour qu’il reste à table tout au long du dîner et ne s’échappe pas…



Diagnostic de performance énergétique : au tour des locations

C’est officiel. Depuis le 1er juillet dernier, le diagnostic de performance énergétique est obligatoire pour toute signature d’un contrat de location. Après l’obligation sur les ventes de biens immobiliers en 2006 (logements ou bureaux), c’est au tour des locations, cette fois-ci uniquement pour les logements (pour l’instant) d’être concernées par ce mécanisme. Quel est l’objectif de ce diagnostic ? Apporter au locataire une description claire des principales caractéristiques du bâtiment, une estimation de la consommation annuelle d’énergie du logement en question et de son coût, ainsi que de ses émissions de CO2 annuelles. Etablit par un professionnel, le diagnostic comprendra également des recommandations pour maîtriser les consommations d’énergie. Ce diagnostic influera-t-il dans les signatures de contrats de location ? La question reste posée… mais il aura en tout cas le mérite de sensibiliser le grand public aux questions de la consommation énergétique dans les logements, immense gisement d’économie d’énergie, malheureusement encore très peu exploité à l’heure actuelle.




Initiative

Laposte Gard : un Prêt-à-Poster événementiel et écologique

Partenaire du festival itinérant Tri&Co*, qui s’est déroulé en juin, La Poste du Gard a pour l’occasion fait fabriquer 1 000 PAP éco-conçus. Toutes les matières entrant dans la composition de ces enveloppes sont en effet labellisées « développement durable » : papier recyclé, encre à base d’huile végétale, colle à l’eau…

* le festival est organisé par le Syndicat intercommunal de collecte et de traitement des ordures ménagères de la région d’Uzès (SICTOMU)




Revue de presse

Le Grenelle de l’environnement sur les rails (La Tribune, 09/07/07, p. 21, Les Échos, p. 5)

Jean-Louis Borloo a annoncé le 6 juillet que le premier groupe de travail préparant le Grenelle de l’environnement, groupe de travail chargé de réfléchir sur le changement climatique et la maîtrise de l’énergie, serait co-présidé par Nicholas Stern, ex-conseiller du gouvernement britannique pour l’économie du changement climatique et auteur d’un document faisant référence sur l’aspect économique du réchauffement global.
Chacun des six groupes de travail sera présidé par une personnalité « connue pour son indépendance », a assuré Jean-Louis Borloo.
Pourtant, nombre d’associations s’inquiètent déjà de la volonté du ministre de retenir en phase finale « 15 à 20 propositions » puisées dans les conclusions des groupes de travail. « Qui négociera les engagements ? » interroge ainsi Christophe Aubel, de la Ligue Roc, qui participe aux groupes de travail sur la biodiversité et la gouvernance.
« Nicolas Sarkozy a pris un engagement extrêmement clair sur la tenue de négociations. S’il s’avérait que [M. Borloo] recule sur le processus de négociations, pour nous, il n’y aurait plus de Grenelle », précise Yannick Jadot, de Greenpeace.
Ces polémiques naissantes montrent que « la difficulté pour le gouvernement, et plus encore pour son initiateur Nicolas Sarkozy, sera que le Grenelle de l’environnement permette d’apparaître comme une « rupture » par rapport aux politiques environnementales passées sans pour autant bouleverser les équilibres économiques existants. Un pari ambitieux et risqué », observe Rémy Janin.










Revue de presse

Pour retrouvez la revue de presse du 6 au 12 juillet, cliquez sur le lien ci dessous.


Revue de presse n°222



Le geste de la semaine

Du concentré de DD

Pour vous simplifier la vie, la barre d’outils « Ecolo-Infos » regroupe les sites d’information sur l’écologie et le développement durable.

Téléchargeable gratuitement et au fonctionnement collaboratif, elle met "l’information écolo à portée de clic".
L’idée est de faire circuler l’information sur le développement durable, pour faciliter la vie des internautes dans leur recherche thématique. Comment ? En compilant des liens vers les sites d’information, de consommation responsable, les blogs écolos, les associations et les bonnes adresses dans une ingénieuse barre d’outils : « Ecolo-infos ».
Qui plus est, une fois installée, (gratuitement sous PC ou Mac avec Internet Explorer ou Firefox) cette barre d’outils est personnalisable.
Une somme d’argent est générée en fonction des clics effectués par les internautes sur les annonces commerciales apparaissant dans les pages de résultats (0,1 centime d’euro par clic). La jeune créatrice, passionnée de DD, assure que si cette somme atteint un jour plus de 250 euros, elle financera un projet associatif ou encouragera une initiative liée au développement durable.

Pour télécharger la barre d’outils,
http://ecoloinfo.
communitytoolbars.com




Le chiffre de la semaine

72%

de voyageurs intéressés par le tourisme solidaire

Selon un sondage de la Sofres, 72% des voyageurs se disent intéressés par le tourisme durable, 50% déclarent être prêts à acheter un voyage de ce type et 65% d’entre eux sont disposés à payer 5% plus cher leur transport pour compenser les émissions de CO2 engendrées par leur trajet. Un engouement qui n’a pas échappé aux agences de voyages qui multiplient les offres sur le marché. Mais difficile pour le consommateur de faire le tri parmi la multitude de propositions étiquetées « durables ». Pour y remédier, quelques associations engagées dans le tourisme responsable proposent une liste de voyages ou de tour-opérateurs respectant plusieurs critères du développement durable. On pourra siter par exemple L’ATES (l’association du tourisme équitable et solidaire), l’AFE ( l’association française d’écotourisme)et l'ATR (Agir pour un tourisme responsable) qui vient de mettre en oeuvre la première certification du secteur, avec l’AFNOR, l’organisme officiel français de normalisation.




Flash sondage

Gouvernance d’entreprise : une perception française surprenante

Un sondage Agrica réalisé avec l’ESCP-EAP auprès de 800 actifs montre que :
- seulement 39 % d’entre eux déclarent connaître le terme de gouvernance d’entreprise.
- 54 % pensent que le Conseil d’administration est le vrai détenteur du pouvoir,
- tandis que 37 % pensent que c’est la direction générale qui détient le plus de pouvoir
Interrogés sur les modes de gouvernance,
- 84 % citent l’actionnariat,
- 45 % le système coopératif,
- 48 % le mutualisme,
- 25 % la gestion paritaire.

(La Tribune, 10/07/07, p. 14)




Bibliothèque

« E = moins de CO2 »
ou comment faire plus pour lutter contre le rechauffement climatique?


C’est ce à quoi tente de répondre EDF à travers un petit livre de 98 pages plaisamment illustré et intitulé : « E = moins de CO2 » ou « Comprendre pour agir au quotidien ».
Disponible chez les marchands de journaux, ce guide se veut simple et accessible.
Découpé en trois parties, ma planète, mon pays et ma maison, il analyse avec réalisme les problèmes posés, décrypte les grands enjeux et détaille les bons réflexes à adopter au travers de nombreux conseils pratiques. Un livre très instructif à mettre entre toutes les mains.

Infos supplémentaires : www.moinsdeco2.com




Agenda

A Paris jusqu’au 26 août
Exposition au Palais de la Découverte: La sentinelle de l’environnement, des vues de la Terre en grande dimension, des planisphères, une maquette de 7 mètres… rendues possibles grâce aux données transmises par le satellite Envisat et permettant d’observer les bouleversements en cours sur la banquise, les fleuves, les océans…

6 et 7 septembre 2007 dans le Luberon
Université d'été de la communication pour le développement
durable, organisée par ACIDD et le Comité 21

16 - 22 septembre 2007
Semaine européenne de la mobilité

11 – 13 octobre à Deauville
Troisième édition du Women’s Forum,
sur le thème construire la confiance dans nos sociétés. Les inscriptions commencent en janvier avec un prix incitatif pour celles faites avant le 30 avril 

31 octobre à Valenciennes
Troisième Forum international des Technologies de l’information et développement durable, organisé par l’ACIDD

8 au 10 novembre à Lille
Colloque international : Instituer le développement durable – appropriation, professionalisation, standardisation. À la faculté des sciences juridiques politiques et sociales de Lille-2.

6-7 décembre 2007
Cinquième Forum mondial du développement durable, organisé par la revue Passages.




Groupe La Poste

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